Néonécotinoides

Depuis le milieu des années 1990, les néonicotinoïdes sont les insecticides les plus utilisés pour traiter les semences. Aujourd’hui, on constate des problèmes de contamination des milieux humides et des cours d’eau qui posent des risques importants pour la santé de la population.

Le Ministère de l’Environnement de la Lutte contre les Changements climatiques a émis une nouvelle réglementation en 2019 qui vise à restreindre l’usage des néonicotinoïdes. Malheureusement, ça n’a fait que déplacer le problème. Les nouveaux insecticides utilisés aujourd’hui sur les semences sont aussi toxiques que les néonicotinoïdes.

Comme ses insecticides sont utilisés encore à grande échelle aujourd’hui, ce n’est qu’une question de temps avant qu’on les retrouve aussi dans nos cours d’eau.

C’est connu que la solution à ce problème passe par un diagnostic de l’état des dommages des cultures avant l’emploi des insecticides. Éviter l’utilisation systématique permettrait sans aucun doute de réduire l’utilisation québécoise globale des insecticides.

C’est évident que cette solution comporte son lot de défi. Certaines semences ne sont pas offertes sans insecticides et la possibilité perte de rendement est certainement à évaluer.

C’est ce qu’on fait les équipes du CÉROM et de l’Université Laval. Les résultats ont été publiés en février dernier. Cette publication présente des résultats d’un important travail de recherche qui c’est déroulé de 2012 à 2015 dans 83 fermes du Québec sur 7 régions différentes, question de bien représenter des conditions environnementales variées.

Leurs travaux de recherche ont comporté plusieurs mesures de l’impact de l’utilisation ou non des pesticides, mais à mon avis les résultats le plus important et intéressant se situent au niveau du rendement.

Voici la figure présentée dans l’étude en question:







Ce qui fonctionne avec ce visuel:

  • Les figures présentées donnent énormément de détails sur les rendements de chacun des sites à l’étude pour chaque année.
  • La légende est présente
  • Les étiquettes des axes sont présentées
  • Les écarts types sont spécifiés pour chaque donnée



Ce qui peut être amélioré:

  • Trop c’est comme pas assez, beaucoup de détail, mais à mon avis il manque la vue d’ensemble.
  • Évidemment, le graphique qui manque à mon avis n’a pas nécessairement sa place dans la publication, mais serait utile comme outil de présentation ou de diffusion de résultats.



Ce que j’ai fait:

  • Je me suis fixé comme objectif de présenter les résultats de manière claire dans un graphique d’accompagnement de cette publication. C’est un message important à passer et je trouve que cette étude et le texte de M. Louis Robert manquent un visuel pour résumer cette conclusion.
  • Voici ce que ça donne:





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